220909

Qu'est ce que le PNNS ?


Programme national nutrition santé ( PNNS ) 1.      

Dans le domaine alimentaire, la promotion de la culture alimentaire française contribue à fournir des repères favorables à la santé en associant l’alimentation et le choix des produits aux notions de goût, convivialité, plaisir, terroir. En ce qui concerne la production, l’objectif est de sensibiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire depuis les agriculteurs jusqu’aux distributeurs en passant par les différents transformateurs et intermédiaires. Des actions sont en cours avec les distributeurs et les fabricants agroalimentaires pour que soient pris en compte les objectifs nutritionnels définis au niveau national.

Depuis janvier 2001, la France s’est dotée spécifiquement d’une politique nutritionnelle, coordonnée par le ministère de la santé, dans un cadre plurisectoriel réunissant les secteurs concernés de l’agriculture et de l’alimentation, de la consommation, de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, de la recherche en concertation permanente avec les acteurs économiques et les consommateurs ainsi que les collectivités territoriales. Cette politique est mise en oeuvre via le « Programme national nutrition santé » (PNNS) qui vise neuf objectifs prioritaires, quantifiés, ainsi que neuf objectifs dits spécifiques (www.sante.gouv.fr, thème nutrition). Le terme nutrition est considéré dans une acception qui comprend tant les apports nutritionnels et donc l’alimentation que les dépenses énergétiques via l’activité physique dont l’augmentation est un objectif à part entière du PNNS.

Les stratégies et actions mises en oeuvre dans le cadre du PNNS s’appuient sur un certain nombre de principes majeurs : la validité scientifique des messages délivrés, garantie par des groupes d’experts réunis par les pouvoirs publics ; la valorisation de la culture alimentaire nationale et régionale, de la gastronomie et du plaisir alimentaire ; l’accent est essentiellement porté, dans les messages délivrés à la population, sur le régime alimentaire global et les aliments ainsi que l’activité physique.

En considérant la nutrition comme un déterminant de la santé, le PNNS s’intéresse globalement aux conséquences de l’état nutritionnel en termes de protection de la santé et en tant que facteur de risques de multiples pathologies fréquentes, coûteuses et causes de nombreux décès (maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète, divers cancers…). Le PNNS évite toute stigmatisation qui pourrait s’exercer à l’encontre de personnes en situation de surpoids ou d’obésité, il n’édicte aucun interdit alimentaire et évite la culpabilisation.

Les différents enjeux

  • La prévalence de surpoids et d’obésité croît rapidement en France, spécialement depuis le début des années 1990 (20 ans de retard sur les Etats-Unis) ; mais surtout elle apparaît de plus en plus jeune (16% des enfants en surpoids contre 5% en 1980) et frappe plus nettement les populations défavorisées (25% des enfants défavorisés). Une fois acquise, elle est très difficilement réversible.

  • Les pathologies associées à une mauvaise nutrition (les maladies cardiovasculaires entraînent 170.000 morts par an ; le diabète « gras » touche plus de 2 millions de Français mais ce sont aussi les cancers, l’ostéoporose, l’anorexie…) pèsent très lourd dans les dépenses de l’Assurance maladie (ces pathologies coûtent 5 milliards d’euros par an, la part attribuée à la mauvaise nutrition atteindrait 800 millions d’euros).

  • Le premier PNNS (2001-06) a établi un socle de repères nutritionnels qui constitue désormais la référence française officielle. Conformes à la culture alimentaire française, ils associent à l’objectif de santé publique les notions de goût, de plaisir et de convivialité. Ils ont été validés scientifiquement et sont désormais largement reconnus pour leur pertinence. Ces repères ont été promus notamment grâce à un effort massif de communication par le biais de guides (plus de 5 millions d’exemplaires) et de campagnes de communication de grande ampleur.Le PNNS est aussi un outil vivant : un comité de pilotage réunit tous les mois des experts de santé publique, les administrations et les professionnels concernées (agroalimentaires, société civile) et constitue un petit parlement de la nutrition au sein duquel sont discutées toutes les initiatives. Il est présidé par le Pr. Serge Hercberg.

  •     Ce gouvernement a toujours marqué son attachement au sujet de la nutrition : 9 objectifs concernant les carences et les excès courants et 3 mesures de la loi de santé publique d’aout 2004 (dont le retrait des distributeurs à l’école et l’introduction de messages sanitaires dans les publicités alimentaires) lui sont consacrés. L’Etat a augmenté de 30%/an les moyens qu’il lui a dédié, ces deux dernières années.

   On observe tout dabord, neuf objectifs nutritionnels prioritaires figurant en grande partie dans la loi relative à la politique de santé publique :

1. Augmenter la consommation de fruits et de légumes

2. Augmenter la consommation de calcium

3. Réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux

4. Augmenter la consommation de glucides

5. Diminuer la consommation annuelle d’alcool par habitant

6. Réduire de 5 % la cholestérolémie moyenne

7. Réduire la pression artérielle systolique

8. Réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l’obésité

9. Augmenter l’activité physique quotidienne

Qui est conserné par l'action du PNNS?

Le PNNS est un programme plurisectoriels. Son action concerne différentes cibles : le grand public, les groupes à risques,les professionnels de santé, les professionnels de l'éducation, les travailleurs sociaux, les collectivités locales et territoriales, les associations ainsi que les acteurs économiques.

Maintenant que l'on connait, sur quelles cibles est basée l'action du Programme national nutrition santé, on peut se demander : Quelles sont ces actions?

Certaines de ces actions sont présentées sous forme d'objectifs.

Tout d'abord, le PNNS s'est fixé 9 objectifs nutritionnels prioritaires qui sont :

  • 5 objectifs portant sur des modications de la consommation alimentaire :

        - Augmenter la consommation de fruits et de légumes.

        - Augmenter la commation de calcium

        - Réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux

        - Augmenter la consommation de glucides

        - Réduire la consommation d'alcool

  • 1 objectifs portant sur la modifications de l'hygiène de vie :

        - Augmenter l'activité physique

  • 3 objectifs portant sur des modifications des marqueurs de l'état naturel :

        - Réduire la cholesterolemie moyenne

        - Réduire la pression artérielle

        - Réduire la prévalence de surpoids et d'obésité

En plus de ces 9 objectifs nutritionnels prioritaires, le PNNS 1 (2001-2005) présente 9 objectifs spécifiques qui sont : 

1. diminuer la prévalance d'anémie ferriprive des femmes en âge de procréer.

2.Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréeer (notamment en cas de désir de grossesse), pour diminuer incidence des anomalies de fermeture du tube neural.

3. Promouvoir l'allaitement maternel.

4. Améliorer le statut en calcium et en vit D des enfants et ados et réduire la fréquence de l'anémie ferriprive chez les jeunes enfants.

5. Prévenir, dépister, limiter la dénutrition des personnes âgées et améliorer le statut en calcium et en vit D.

6. Réduire la fréquence de la déficience en iode.

7. Améliorer l'alimentation des personnes défavorisées en réduisant notamment les déficiences vitaminiques et minérales.

8.Protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les déficiences vitaminiques et minérales; prendre en charge les problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire.

9. Prendre en compte les problèmes d'allergies alimentaires.

La population doit pouvoir bénéficier d’actions concrètes et visibles permettant, en améliorant l’état nutritionnel, de réduire le risque de maladies et d'optimiser l'état de santé et la qualité de vie, à tous les âges de la vie. Pour cela, le PNNS 1 possède 6 principes généraux :

Les mesures et actions développées dans le cadre du PNNS s’appuient sur certaines règles :

  • Le choix alimentaire individuel est un acte libre.
  • Outre sa vocation biologique, l’acte alimentaire a une forte charge culturelle, sociale, affective ; c’est, en France, un moment de plaisir revendiqué. Le PNNS, prend en compte la triple dimension biologique, symbolique et sociale de l’acte alimentaire.
  • Le choix d’aliments et de plats comme le comportement alimentaire global doivent être éclairés par une information scientifiquement valide, compréhensible, et indépendante.
  • Les actions mises en œuvre par le PNNS ont comme finalité de promouvoir, dans l’alimentation, les facteurs de protection et de réduire l’exposition aux facteurs de risque vis-à-vis des maladies chroniques et, aux niveaux des groupes à risque, de diminuer l’exposition aux problèmes spécifiques.
  • Le PNNS prend en compte tant la composante apports nutritionnels que la composante dépenses, en particulier la dépense énergétique liée à l’activité physique, afin de maintenir un équilibre entre les deux.
  • Globalement toute action visant la consommation alimentaire humaine en général est orientée par les objectifs nutritionnels prioritaires. Chacune des actions prévue et mise en place, si elle vise un objectif particulier parmi les objectifs prioritaires, ne doit pas aller à l’encontre d’un autre de ces objectifs. Les stratégies et actions doivent être cohérentes, sans contradiction, ni explicite ni par omission. 

Pour atteindre ces buts le PNNS a développé 6 axes stratégiques :      

- Informer et orienter les consommateurs ; éduquer les jeunes

- Agir au niveau système de soins

- Impliquer les professionnels de l’industrie agroalimentaire et de la restauration collective

- Mettre en place des systèmes de surveillance alimentaire et nutritionnelle de la population

- Développer la recherche en nutrition humaine

- Engager des mesures et actions de santé publique complémentaires destinées à des groupes spécifiques de population

DEFINITIONS DES ACTIONS CONCERNANTS LES DIFFERENTES CIBLES:

    De 2001 à 2002, est mis en place le cadre référentiel collectif qui consiste à mettre au point les repères de consommation ( références pour les consommateurs et les acteurs concernés : professionnels de santé et de l'éducation, acteurs économiques, travailleurs sociaux,...)

  • Les 9 repères de consommation du PNNS (Pour la population générale) 

     De 2001 à 2005, est mis en place le cadre référentiel au niveau individuel. Cette action, se définit pas des outils pour aider le consommateurs à mettre en pratique des repères de consommation ( pour démontrer que quels que soient le mode de vie, les goûts, les habitudes alimentaires, l'âge, le sexe, il est possible "pour tous" de mettre en pratique les repères de consommation )

  • Les guides alimentaires du PNNS ( Voir annexe )

  • Les campagnes de lancement des guides Alimentaires de PNNS

  • Les affiches des campagnes du PNNS (repères de consommation, fruits et légumes, activité physique...)

  • Les encarts dans la presse des campagnes du PNNS

  • Les spots télé et radio des campagnes du PNNS

      Durant toute la durée de l'action du PNNS 1 (2001-2005), ont été mises en place des actions vers les enfants et les adolescents par des actions en milieu scolaire. On peut observer différentes cibles :

  • Les élèves : offre et environnement alimentaire

  • Les enseignants : Pédagogie

  • Les professionnels de santé scolaire

    Ensuite les actions dans le domaine médical qui ont été mises en place de 2001 à 2005. Ce sont des actions vers les professionnels de santé et le système de soin. Afin de mettre en place ces actions :

  • Des outils développés pour les professionnels de santé (voir annexe)

  • Des actions vers les établissements de soins / professionnels de santé

   De 2001 à 2005, on découvre une action sur l'offre alimentaire et sur la communication, pour se faire, ont été mises en place des actions vers les acteurs économiques :

  • Actions sur l'offre alimentaire

  • Message d'information

  • Décret " Publicité alimentaire " ( voir annexe )

    Puis, de 2001 à 2005 ont été mises en place des actions de terrain, qui sont les actions loco-régionales.

Le Programme National Nutrition Santé ( PNNS 2 ) :

Le Professeur Serge Hercberg, Directeur de recherches à l’INSERM,a rendu un rapport concernant un bilan du 1er Programme National de Nutrition Santé (PNNS 1) mené de 2001 à 2005 ainsi que des propositions de nouvelles stratégies pour le 2ème PNNS (2006-2010).

Le PNNS 2 (2006-2010) présente de nouveau, des objectifs que ce dernier c'est fixée afin de parvenir à son objectif général : améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition.

Puis le PNNS 2 présente comme la PNNS 1, des objectifs spécifiques repris par la loi relative à la politique de santé publique mais ces derniers diffèrent de ceux du PNNS 1 :

1 – Réduire la consommation moyenne de chlorure de sodium (sel) à moins de 8g/personne et par jour ;

2 – Diminuer la prévalence d’anémie ferriprive chez les femmes en âge de procréer à moins de 3% ;

3 - Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment, en cas de désir de grossesse, pour diminuer l’incidence des anomalies de fermeture du tube neural ;

4 - Promouvoir l’allaitement maternel ;

5 - Améliorer le statut en calcium et en vitamine D des enfants et des adolescents et réduire la fréquence de l’anémie ferriprive chez les enfants de 6 mois à 2 ans à moins de 2% et à moins de 1,5% chez les 2-4 ans.

6 - Prévenir, dépister, limiter la dénutrition des personnes âgées et améliorer leur statut en calcium et en vitamine D;

7- Réduire la fréquence de la déficience en iode à 8,5% chez les hommes et 10,8% chez les femmes

8 - Améliorer l’alimentation des personnes défavorisées en réduisant notamment les déficiences vitaminiques et minérales ;

9 - Protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les déficiences vitaminiques et minérales ; prendre en charge les problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire ;

10 - Prendre en compte les problèmes d’allergies alimentaires.

   Enfin le PNNS 2, possède tout comme le PNNS 1, des principes généraux qui sont maintenus et élargis et qui sont au nombre de dix :

- Le choix alimentaire est un acte libre, dans le contexte culturel et social propre à chacun ;

- Le mot nutrition doit être compris comme englobant la question des apports par l’alimentation et des dépenses énergétiques par l’activité physique ;

- Outre sa vocation biologique, l’acte alimentaire a une forte charge culturelle, sociale et affective : c’est en France un moment de plaisir revendiqué. Le PNNS prend en compte la triple dimension biologique, symbolique et sociale de l’acte alimentaire ;

- Les orientations développées, les messages promus dans le cadre du PNNS s’appuient sur une expertise scientifique organisée par les pouvoirs publics ;

- Les actions mises en oeuvre par le PNNS ont comme finalité de promouvoir, dans l’alimentation, les facteurs de protection et de réduire l’exposition aux facteurs de risque vis-à-vis des maladies chroniques, et au niveau des groupes à risque, de diminuer l’exposition aux problèmes spécifiques ; elles s’inscrivent notamment dans une volonté d’évolution favorable pour la santé des environnements alimentaire et physique des personnes ;

- Les stratégies, les actions et les messages du PNNS doivent être cohérents, sans contradiction, ni explicite ni par omission. Ils sont tous ordonnés en vue de réaliser les objectifs nutritionnels prioritaires retenus par ce programme ;

- La mise en oeuvre des actions majeures du PNNS s’effectue dans le cadre d’un dialogue avec les partenaires du programme présents dans son comité de pilotage, et au niveau régional dans le cadre défini par le plan régional de santé publique ;

- Les mesures incitatives sont privilégiées, notamment lorsqu’elles peuvent être adaptées aux différentes catégories d’acteurs. Cependant des mesures réglementaires peuvent être mises en place lorsqu’il s’avère nécessaire de répondre à des critères d’efficacité, voire d’égalité ;

- Toute forme de stigmatisation des personnes fondée sur un comportement alimentaire ou unétat nutritionnel particulier est bannie par le PNNS ;

- Aucun message émanant du PNNS ne saurait interdire ou bannir la consommation d’unquelconque aliment (si sa consommation n’est pas interdite par la réglementation).

En cinq années, un très grand nombre d’actions ont été menées. Elles ont permis de toucher l’ensemble des groupes sociaux, les enfants (notamment via l’école), comme les adultes ou les personnes âgées. Les professionnels de la santé, du secteur social, de l’alimentation, de l’éducation…sont les relais essentiels des interventions. Les objectifs du PNNS ont été repris dans le rapport annexé à la Loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. Une évaluation nationale, par une enquête spécifique, est menée durant l’année 2006.

Si on parle de l'actualité concernant le PNNS, on ne peut passer outre, la fondation, la mise en place d''un troisième PNNS. 

Posté par tpepnns à 13:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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